Objectif Atteint

Développement du maraîchage

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Historique : en faisant la route pour Silinkine, et en voyant les sacs de choux transportés du nord désertique vers la verte Casamance, ça a été le déclic. Beaucoup de questions sont apparues : pourquoi la Casamance n’est-elle pas autosuffisante ? Pourquoi certains mois (soudure), certaines familles ont du mal à se nourrir ? Pourquoi la nourriture dans les villages est-elle si peu diversifiée ?

Description : il a donc été décidé de lancer une activité de maraîchage afin de cultiver et rendre accessibles aux populations de Casamance les légumes utilisés dans les plats typiques sénégalais, mais aussi d’offrir une source complémentaire d’activité et de revenus aux paysans qui cultivent essentiellement des céréales (mil, maïs, riz) pour eux-mêmes et de l’arachide pour la vendre pendant l’hivernage (saison des pluies). Le site d’implantation choisi a été Silinkine, puisque des terres familiales pouvaient être facilement allouées au projet.

Concrètement :

  • Pape Diedhiou a été missionné pour gérer le projet sur place
  • 1 équipe de villageoises s’est mobilisée pour le maraîchage
  • 2-3ha ont été alloués au projet
  • 1 clôture traditionnelle installée (+ expérience de formation à la fabrication de grillage)
  • 2 puits creusés
  • une motopompe achetée

Résultats :

– culture réussie de nombreux légumes (et quelques fruits) classiques de la cuisine sénégalaise : gombos, aubergines (africaine et violette), oignons, tomates, papayes, salades, choux, navets, piments, poivrons, haricots cornilles (niébés), concombres, courges…

– expérimentations de produits que l’on trouve moins souvent dans les bols sénégalais : banane, ananas, …

– plantation d’arbres :

¤ une barrière extérieure de citronniers

¤ plantation d’arbres moins courants : goyavier, dattier, mandarine, mangue greffée, grenadier, … mais peu ont survécu (l’équipe serait plus compétente aujourd’hui pour le faire).

¤ des arbres plus classiques : anacardier (noix de cajou), …

– vente des légumes dans le village, à des revendeurs des villes et villages alentours, ou sur commande à des acheteurs qui se déplacent

– exportations à Dakar de quelques produits mieux valorisés financièrement là-bas : le jus de citron, le pain de singe (baobab),….

– vente de plants de citronniers

Résultats au niveau humain et social :

– l’alimentation des familles aux alentours s’est grandement améliorée et diversifiée. Des produits de luxe comme la salade sont accessibles aux villageois…

– une montée en compétences de l’équipe concernant le maraîchage

– les projets du même type se multiplient dans le village et inspirent d’autres Sénégalais. Burok a « réveillé » certains voisins (ce sont leurs mots) et les a incités à s’investir dans le maraichage et dans le village, ce que nous souhaitions.

– la culture a été développée en dehors de la saison des pluies

– accueil de nombreux wwoofeurs étrangers, de 18 à 60 ans et enrichissement mutuel

– évolution de la composition de l’équipe : d’un projet inter-quartier, le projet a évolué vers un projet de quartier, puis vers un projet plus familial (mais la famille africaine !!!! Ca fait déjà du monde et plusieurs générations impliquées !). Et depuis quelques année des jeunes du village s’associent au porteur de projet et cultivent avec lui ou utilisent une partie du terrain pour leur activité (stockage du foin, culture de piment et partage de nouvelles techniques…). Aujourd’hui un équilibre est trouvé et la dynamique est bonne.

– une maisonnée qui se restructure : un oncle qui vient de Dakar, en sens contraire de l’exode rural pour s’installer au village, qui reprend en main la maisonnée, soutient les enfants dans leur scolarité, revalorise le travail et lance une activité économique, qui permet à la famille de mieux vivre et d’être mieux considérée dans le village, qui forme la nouvelle génération…

– un lieu qui devient attractif pour les casamançais et même les gens du Nord qui viennent le visiter, des dakarois qui viennent désormais passer leurs vacances au village

Financements et soutiens : l’association La Noria de l’Oasis, l’association Kokopelli (programme « Semences sans frontières »), des fonds privés (économies des initiateurs et dons de leur entourage)

Améliorations possibles :

  • Installation de goutte-à-goutte
  • Formation plus approfondie à l’agro-écologie, la permaculture… (techniques et enjeux)
  • Test de nouvelles cultures : pommes de terre, ail, manioc…
  • La commercialisation : lieu de vente sur la route ? panneau commercial attractif sur la route ? coopérative de producteurs ? une halle couverte pour un marché local ?
  • Outils complémentaires ? une campagnole ? un semoir multirangs ? filets anti-insectes ?

Achat d’une machine pour presser les citrons

Utilisateur Anonyme
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Anonyme

7.000,00€ 24 janvier 2015
Utilisateur Anonyme
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Anonyme

3.000,00€ 7 octobre 2014